AFGSU : Focus sur les modules obligatoires d’urgences collectives et risques NRBC

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Rachel Kiyakara

Directrice Sauve Performance

AFGSU

Afflux massif de blessés, accident grave, risque infectieux, événement climatique, menace chimique, situation sanitaire exceptionnelle : les urgences collectives concernent directement les établissements de santé, les structures médico-sociales, les cabinets libéraux, les maisons de santé ou les centres de santé.

Dans ces situations, la prise en charge ne repose pas seulement sur les gestes d’urgence réalisés auprès d’une victime. Elle suppose aussi de comprendre l’organisation des secours, de respecter les consignes, de se protéger, d’alerter efficacement et de s’inscrire dans une réponse collective structurée.

C’est précisément l’un des objectifs de l’Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence (AFGSU). Destinée aux professionnels exerçant dans le secteur de la santé, du soin ou du médico-social, cette formation permet d’identifier une situation d’urgence, de réaliser les premiers gestes adaptés et de prendre en charge une victime en attendant l’arrivée des secours spécialisés.

Mais l’AFGSU ne se limite pas aux urgences individuelles. Elle intègre également des modules obligatoires consacrés aux risques collectifs, aux situations sanitaires exceptionnelles, à l’organisation ORSAN/ORSEC et, pour l’AFGSU 2, à la sensibilisation aux risques NRBC-E.

Dans cet article, nous faisons le point sur les notions essentielles à connaître, les différences entre l’AFGSU 1 et l’AFGSU 2, ainsi que les modules de formation des professionnels exposés à ces situations.

Retrouvez par ailleurs toutes les informations quant à nos formations AFGSU.

A retenir :

  • L’AFGSU ne prépare pas seulement aux urgences individuelles : elle intègre aussi des modules dédiés aux urgences collectives, aux situations sanitaires exceptionnelles et à l’organisation des secours.
  • Une urgence collective se distingue d’une urgence classique par son changement d’échelle : plusieurs victimes, plusieurs intervenants, des circuits modifiés et une coordination renforcée.
  • En AFGSU 1, le module risques collectifs sensibilise les personnels non soignants aux dispositifs ORSAN/ORSEC et à leur rôle dans une situation sanitaire exceptionnelle.
  • En AFGSU 2, l’approche est plus opérationnelle : identification des dangers, mesures de protection, accueil massif de blessés, continuité des soins et sensibilisation aux risques NRBC-E.
  • Le recyclage AFGSU, obligatoire tous les 4 ans, permet de maintenir à jour les gestes d’urgence, les réflexes de protection et les repères liés aux urgences collectives.

Comprendre les urgences collectives en AFGSU

Dans le cadre de l’AFGSU, une urgence collective désigne une situation qui dépasse la prise en charge habituelle d’une seule victime. Contrairement à une urgence individuelle, comme un malaise, un arrêt cardiaque ou une chute isolée, elle implique une organisation plus large, plusieurs intervenants et parfois plusieurs victimes à prendre en charge en même temps.

La différence ne tient donc pas seulement au nombre de personnes concernées. Une urgence collective modifie aussi les priorités d’action. Face à une victime unique, le professionnel applique une conduite structurée : protéger, alerter, secourir, transmettre les informations utiles. Face à une urgence collective, il doit en plus comprendre l’organisation globale de la réponse, respecter les consignes, éviter de gêner les secours, sécuriser les flux et agir dans le cadre défini par l’établissement ou les autorités compétentes.

Par exemple, un malaise dans une salle d’attente reste une urgence médicale ponctuelle. En revanche, un accident de transport générant plusieurs blessés, un incendie dans un établissement, une épidémie touchant de nombreux résidents, une intoxication collective ou l’arrivée simultanée de nombreuses victimes relèvent d’une logique différente. L’enjeu n’est plus uniquement de prendre soin d’une personne, mais de préserver la sécurité de tous, de prioriser les actions et de maintenir une réponse organisée malgré la pression.

On parle alors de situation sanitaire exceptionnelle (ou SSE). Cette notion désigne un événement susceptible de perturber l’organisation normale du système de santé. Il peut s’agir d’un afflux massif de victimes après un accident, d’un événement climatique, d’une crise épidémique, d’un attentat, d’une contamination chimique, d’un risque radiologique ou d’une situation qui fragilise durablement les capacités d’accueil, de soins ou d’accompagnement d’une structure.

Dans ces contextes, les équipes doivent parfois accueillir plus de personnes qu’en temps normal, réorganiser les espaces, limiter certaines circulations, appliquer des mesures de protection renforcées ou suivre des consignes transmises par la direction, les secours, l’ARS ou les autorités sanitaires. C’est précisément ce changement d’échelle qui fait la spécificité d’une urgence collective.

L’objectif ici de l’AFGSU n’est pas de transformer chaque participant en spécialiste de la gestion de crise. Il est plutôt de donner à chacun les repères nécessaires pour comprendre ce qui se passe, identifier les dangers, se protéger, alerter efficacement, appliquer les consignes et trouver sa place dans une chaîne de réponse collective.

Cette logique est essentielle dans les établissements de santé et les structures médico-sociales. Un agent d’accueil, un aide-soignant, un infirmier, un assistant médical ou un personnel administratif n’auront pas le même rôle dans la crise, mais tous peuvent contribuer à la sécurité générale. Orienter les personnes, transmettre une information fiable, éviter une zone dangereuse, respecter un circuit de circulation ou appliquer une mesure d’hygiène peut devenir déterminant.

Dans une situation exceptionnelle, la compétence individuelle reste importante, mais elle ne suffit pas. Ce qui compte c’est la capacité à agir avec méthode, sans improvisation dangereuse, en respectant les procédures prévues. L’urgence collective demande donc une posture particulière : garder son calme, comprendre son rôle, s’inscrire dans une organisation commune et contribuer à une réponse coordonnée.

Le module risques collectifs en AFGSU 1

En AFGSU 1, le module consacré aux risques collectifs a d’abord une vocation de sensibilisation. Il s’adresse à des professionnels qui ne sont pas soignants, mais qui travaillent dans un environnement de santé ou médico-social, au contact de patients, de résidents, d’usagers ou d’équipes de soins. C’est le cas, par exemple, d’un agent d’accueil, d’un agent administratif, d’un personnel de service, d’un salarié en établissement médico-social ou d’un professionnel exerçant dans une maison de santé.

L’objectif n’est pas de leur demander de prendre en charge seuls une crise majeure. Il s’agit plutôt de leur donner les repères nécessaires pour comprendre une situation inhabituelle, appliquer les consignes et contribuer à la sécurité collective. Lorsqu’un événement dépasse le cadre d’une urgence individuelle, chacun doit savoir où se placer, qui prévenir, quelles informations transmettre et quels comportements éviter.

Les dispositifs ORSAN et ORSEC

Dans ce contexte, l’AFGSU 1 introduit les grands principes liés aux situations sanitaires exceptionnelles. Le participant est ainsi sensibilisé aux organisations ORSAN et ORSEC, deux dispositifs complémentaires mais distincts.

Le dispositif ORSAN (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles) structure la réponse du système de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles. Il permet d’adapter l’offre de soins, de mobiliser les établissements et d’organiser la prise en charge des patients selon la nature de l’événement.

Le dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile), de son côté, relève plus largement de la sécurité civile et encadre la réponse des pouvoirs publics face aux accidents, catastrophes ou crises majeures. Il organise la réponse des pouvoirs publics face aux accidents, catastrophes, crises majeures ou événements impliquant de nombreuses victimes. Il peut mobiliser les services de secours, les forces de sécurité, les collectivités, les établissements de santé et différents acteurs publics ou privés.

Autrement dit, ORSAN organise la réponse du système de santé, tandis qu’ORSEC coordonne plus largement la réponse de sécurité civile. En AFGSU 1, l’objectif n’est pas de maîtriser ces dispositifs dans le détail, mais de comprendre les dispositifs d’organisation collective, structurée et coordonnée.

Adapter son action face à une SSE

Le module permet ensuite au participant d’identifier son rôle en cas de Situation Sanitaire Exceptionnelle. Pour un personnel non soignant, ce rôle ne consiste pas à réaliser des actes médicaux, mais à adopter les bons comportements pour ne pas désorganiser la réponse. Cela peut passer par l’accueil et l’orientation des personnes, la transmission d’une information fiable, le respect des consignes de circulation, la limitation des déplacements ou l’évitement d’une zone à risque.

Cette sensibilisation est essentielle, car une urgence collective mobilise toute une structure, pas seulement les professionnels de santé. Un agent d’accueil, un personnel administratif, un agent de service ou un salarié en établissement médico-social peut contribuer à la sécurité générale en relayant les bonnes informations, en guidant les secours, en rassurant les usagers ou en appliquant les consignes internes.

L’AFGSU 1 rappelle ainsi une idée centrale : en situation sanitaire exceptionnelle, chaque professionnel a une place dans la chaîne de réponse. Même sans réaliser de soins, il peut contribuer à protéger les personnes, à fluidifier l’organisation et à maintenir un cadre d’intervention sécurisé.

Le module risques collectifs en AFGSU 2

En AFGSU 2, le module consacré aux risques collectifs va plus loin. Il s’adresse aux professionnels et futurs professionnels de santé, ainsi qu’à certains profils du médico-social et de l’urgence, selon les publics visés par les textes. Leur rôle peut être plus directement lié à la prise en charge des patients, à l’accueil, à l’orientation, à la surveillance ou à la mise en sécurité des personnes.

Par rapport à l’AFGSU 1, l’approche est donc plus opérationnelle. Il s’agit de comprendre l’existence d’une organisation collective, mais aussi de savoir comment adapter sa posture professionnelle lorsque l’événement dépasse le cadre habituel des soins.

Identifier un danger et connaître les mesures de protection

Le premier objectif du module consiste à apprendre à identifier un danger collectif. Dans une situation sanitaire exceptionnelle, le danger peut venir de plusieurs sources : afflux de victimes, incendie, exposition à un produit chimique, suspicion de contamination, risque infectieux, violence, explosion ou événement extérieur impactant l’établissement.

Pour un professionnel de santé, cette identification est essentielle. Avant de prendre en charge une victime, il doit évaluer si l’environnement est sûr, si d’autres personnes peuvent être exposées et si des mesures de protection doivent être appliquées. L’enjeu est d’éviter le suraccident, la contamination secondaire ou la désorganisation des soins.

Les mesures de protection peuvent varier selon le contexte. Elles peuvent consister à respecter un zonage, limiter l’accès à certains espaces, appliquer des précautions d’hygiène renforcées, utiliser les équipements disponibles, suivre les consignes internes ou attendre l’intervention d’équipes spécialisées. En AFGSU 2, le professionnel apprend donc à intégrer la protection comme une étape indispensable de la réponse, et non comme un simple préalable théorique.

Comprendre l’organisation ORSAN et son articulation avec ORSEC

Les dispositifs ORSAN et ORSEC ayant déjà été introduits en AFGSU 1, l’AFGSU 2 permet surtout de mieux comprendre leur articulation dans la pratique. Le professionnel de santé doit savoir que son établissement, son service ou son équipe peuvent être mobilisés dans une organisation plus large, qui dépasse la prise en charge habituelle des patients.

ORSAN structurant la réponse du système de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles et ORSEC coordonnant plus largement la réponse de sécurité civile, en AFGSU 2, cette articulation prend un sens concret : elle permet de comprendre pourquoi les circuits peuvent être modifiés, pourquoi certaines consignes sont données, pourquoi les flux de patients doivent être organisés différemment et pourquoi la coordination avec les secours ou les autorités est déterminante.

L’objectif n’est pas de faire du participant un responsable de crise. Il s’agit plutôt de lui permettre de comprendre le cadre dans lequel il agit, afin d’éviter les initiatives isolées et de s’inscrire dans une réponse collective cohérente.

Participer à la gestion de la Situation Sanitaire Exceptionnelle

L’AFGSU 2 aborde ensuite la participation à la gestion d’une Situation Sanitaire Exceptionnelle. Pour un professionnel de santé, cela signifie savoir adapter son activité, appliquer des procédures inhabituelles, participer à l’orientation des patients, transmettre des informations fiables ou contribuer à maintenir la continuité des soins malgré un contexte dégradé.

Dans une SSE, les priorités peuvent évoluer rapidement. Certains espaces peuvent changer de fonction, certains patients peuvent être orientés vers d’autres circuits, certains gestes peuvent être réalisés dans un cadre plus contraint. Le professionnel doit donc être capable de conserver une posture structurée : comprendre les consignes, agir dans son périmètre, communiquer clairement et contribuer à la sécurité du collectif.

Cette dimension est importante, car une crise se gère par des gestes techniques, mais aussi par une organisation, une coordination, une discipline collective et la capacité de chacun à tenir son rôle.

Être sensibilisé à l’accueil massif de blessés

L’AFGSU 2 introduit également la notion d’accueil massif de blessés. Cette situation peut survenir après un accident de transport, un événement climatique, un incendie, un attentat, une explosion ou tout événement générant plusieurs victimes en même temps.

Dans ce contexte, les repères habituels sont bousculés. L’établissement peut devoir accueillir un nombre important de patients dans un temps court. Les équipes doivent alors organiser les flux, éviter l’encombrement, transmettre les informations utiles et participer à une priorisation des prises en charge selon les consignes établies.

Pour le professionnel formé, l’enjeu est de comprendre que l’accueil massif implique surtout de travailler autrement : respecter les circuits, sécuriser les zones, orienter les victimes, préserver les ressources disponibles et éviter que l’établissement ne soit lui-même désorganisé par l’afflux.

Être sensibilisé au risque NRBC-E et aux premières mesures

Enfin, l’AFGSU 2 sensibilise aux risques NRBC-E, c’est-à-dire aux risques nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosifs. Ces risques restent spécifiques, mais ils peuvent avoir des conséquences importantes pour les victimes, les professionnels et l’organisation des soins.

En effet, un risque nucléaire ou radiologique peut être lié à une exposition à des substances radioactives ou à un événement impliquant des rayonnements ionisants. Un risque biologique peut concerner un agent infectieux, une épidémie ou une situation de contamination. Un risque chimique peut impliquer des produits toxiques, industriels ou accidentels. Le risque explosif peut entraîner des traumatismes multiples, des brûlures, des hémorragies, des lésions et un afflux rapide de victimes.

L’objectif n’est pas de remplacer les modules spécialisés dédiés aux situations sanitaires exceptionnelles, mais d’acquérir les premiers réflexes : repérer un danger, se protéger, éviter les contaminations secondaires, limiter les déplacements, respecter les zones définies et appliquer les consignes transmises par l’établissement ou les équipes compétentes.

Cette sensibilisation permet aux professionnels de ne pas se précipiter dans une zone dangereuse ou de ne pas déplacer une personne potentiellement contaminée sans consigne adaptée. Elle rappelle une règle essentielle : dans un contexte NRBC-E, une mauvaise décision peut exposer les soignants, les autres patients et l’ensemble de la structure.

Ainsi, le module risques collectifs de l’AFGSU 2 approfondit les notions vues en AFGSU 1 en les reliant directement aux responsabilités des professionnels de santé. Il prépare les participants à agir avec méthode, à protéger les personnes, à respecter l’organisation prévue et à contribuer à la continuité des soins en situation exceptionnelle.

Recyclage de l’AFGSU

La durée de validité de l’AFGSU est de quatre ans, aussi bien pour l’AFGSU 1 que pour l’AFGSU 2. À l’issue de cette période, les professionnels concernés doivent suivre une formation d’actualisation des connaissances, afin de prolonger la validité de leur attestation.

Ce recyclage permet de réviser les gestes essentiels, mais aussi de mettre à jour les pratiques en fonction des évolutions scientifiques, sanitaires et réglementaires. En matière d’urgence, les recommandations peuvent évoluer : conduite à tenir face à un arrêt cardiaque, utilisation du défibrillateur, règles d’hygiène, transmission de l’alerte, prise en charge d’une victime ou organisation de la réponse en situation exceptionnelle.

La formation d’actualisation dure 7 heures. Elle permet de retravailler les gestes et soins d’urgence sous forme d’ateliers pratiques, mais aussi de revenir sur l’actualité sanitaire, les urgences collectives et les situations sanitaires exceptionnelles. Cette dimension est importante : les risques évoluent, les organisations s’adaptent, et les professionnels doivent conserver des repères clairs pour agir efficacement.

Dans le cadre des risques collectifs, le recyclage permet notamment de rappeler les bons réflexes en cas d’événement inhabituel : reconnaître une situation qui sort du cadre habituel, appliquer les consignes internes, respecter les circuits définis, transmettre une information fiable et contribuer à la sécurité des patients, des résidents, des usagers et des équipes.

Pour les titulaires de l’AFGSU 2, cette actualisation est aussi l’occasion de consolider les notions liées à l’accueil massif de blessés, aux situations sanitaires exceptionnelles et aux risques NRBC-E. L’objectif est de maintenir une capacité d’action réaliste, adaptée au terrain et conforme aux pratiques attendues.

Le recyclage AFGSU joue donc un rôle essentiel dans la continuité des compétences. Dans un contexte de soins, de santé ou d’accompagnement médico-social, savoir réagir ne suffit pas une fois : il faut entretenir les réflexes, réactualiser les connaissances et conserver une posture professionnelle adaptée aux situations d’urgence.

Se former avec Sauve Performance

Chez Sauve Performance, nous accompagnons les professionnels et les structures dans la formation aux gestes et soins d’urgence, avec des parcours AFGSU 1, AFGSU 2 et recyclage conçus pour répondre aux exigences réglementaires et aux réalités du terrain.

Notre formation AFGSU 1 dure 14 heures et s’adresse aux personnels non professionnels de santé exerçant ou souhaitant exercer dans un établissement de santé, une structure médico-sociale, une maison de santé, un centre de santé, ou autre type de structure médicale.

Notre formation AFGSU 2 dure pour sa part 21 heures et s’adresse aux professionnels de santé, aux étudiants préparant un diplôme de santé, ainsi qu’aux publics concernés par les textes, comme les accompagnants éducatifs et sociaux, assistants médicaux, aides médico-psychologiques, techniciens de laboratoire ou aides de régulation médicale.

Les formations alternent apports théoriques, démonstrations, mises en situation, exercices en équipe et évaluation continue. Le matériel nécessaire est apporté par le formateur, avec mannequins, défibrillateur, oxygène et sac d’urgence.

L’attestation AFGSU est délivrée par le Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence, partenaire conventionné de Sauve Performance. Cette délivrance par un CESU garantit le cadre officiel de la formation et la reconnaissance de l’attestation.

Notre approche s’inscrit également dans la philosophie CARE : Former aux urgences ne consiste pas seulement à transmettre des gestes techniques. Il s’agit aussi de développer une posture professionnelle, une attention à l’autre et une confiance suffisante pour agir efficacement en situation sensible.

Pour les établissements, la formation peut aussi s’intégrer dans une démarche plus large de préparation aux risques, de montée en compétence des équipes et de sécurisation des pratiques. Les sessions peuvent être organisées en inter ou en intra, selon les besoins, les effectifs et l’organisation de la structure.

FAQ | L’AFGSU et les risques NRBC

Le module urgences collectives est-il obligatoire en AFGSU ?

Oui. L’AFGSU 1 et l’AFGSU 2 comportent un module consacré aux risques collectifs, aux urgences collectives et aux situations sanitaires exceptionnelles. Son niveau de détail varie selon le public formé et le niveau d’AFGSU suivi.

Que signifie NRBC-E ?

NRBC-E signifie nucléaire, radiologique, biologique, chimique et explosif. Ces risques nécessitent des mesures particulières de protection, d’alerte, de zonage, de prise en charge et parfois de décontamination.

Tous les soignants doivent-ils suivre les modules spécialisés NRBC-E ?

Non. Tous les titulaires d’une AFGSU 1 ou 2 sont sensibilisés aux SSE dans leur formation. Les modules spécialisés NRBC-E concernent surtout les professionnels identifiés par leur établissement, leur rôle, leur exposition au risque ou leur participation aux dispositifs de réponse.

L’AFGSU doit-elle être renouvelée ?

Oui. L’AFGSU a une durée de validité de 4 ans. Son renouvellement passe par une formation d’actualisation des connaissances, qui permet de maintenir les gestes, les soins d’urgence et les repères liés aux situations sanitaires exceptionnelles à jour.

Conclusion

Les modules AFGSU consacrés aux urgences collectives, aux situations sanitaires exceptionnelles et aux risques NRBC-E jouent un rôle essentiel dans la préparation des professionnels. Ils permettent de dépasser la simple prise en charge individuelle pour intégrer la protection, l’alerte, la coordination et la réponse collective.

Avec Sauve Performance, les professionnels peuvent se former dans un cadre pratique, réglementaire et humain, en lien avec les CESU partenaires. Pour organiser une session AFGSU 1, AFGSU 2 ou un recyclage AFGSU, contactez-nous afin de construire une réponse adaptée à votre structure.

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